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Note pour "Les Pirates !" : 9/10
Note pour "Hunger Games" : 4/10
Note pour "La Dame en Noir" : 8/10


LES PIRATES ! :
Le trailer n'avait pas besoin de me dire grand chose. La simple évocation du studio Aardman à la tête du projet mettait l'eau à la bouche. A l'abordage du ciné !

L'histoire met donc en scène le Capitaine Pirate et son équipage. Comme chaque année, le Capitaine compte bien participer au trophée du meilleur pirate, mais surtout cette fois il veut le remporter, et pas arriver bon dernier. Pour arriver en tête, chaque pirate doit apporter un butin, la récompense allant à celui qui en rapporte le plus. Mais c'est bien pour cet exercice que le Capitaine Pirate n'est pas doué, lui et son équipage étant plutôt des coeurs tendres que des durs à cuire. Mais une rencontre avec Charles Darwin risque de tout changer... surtout lorsque Charles s'aperçoit que l'oiseau de compagnie du Capitaine n'est autre qu'un dodo, animal censé avoir disparu. Une découverte qui pourrait rendre immensément riche le Capitaine.

La particularité du studio Aardman, pour ceux qui ne le connaissent encore pas (mais qui ose ne pas connaitre "Wallace & Gromit" ou "Shaun le mouton" ?) c'est de ne pas travailler en images de synthèse. Tous leurs films sont réalisés en image par image, avec des personnages en pâte à modeler. Un boulot énorme. Mais surtout une touche artistique unique qui est un bonheur pour les yeux. Ajoutez à ça un humour british bien senti, et vous obtenez la clé du succès. "Les Pirates !" ne pourra donc pas échapper à la réussite. Chaque gag fait mouche, et c'est avec un plaisir immense qu'on découvre cet univers loufoque où les pirates engagent des poissons, et où les scientifiques apprennent aux singes à devenir de bons majordomes. Si le pari du studio Aardman est de nous sortir un gag à la seconde, c'est gagné.

Il va même honnêtement m'être très difficile de trouver un défaut au film. Et la seule que je vais trouver c'est la morale qui nous est imposée, et qui est malheureusement déjà vu (voire un peu trop) dans les films d'animation. Voilà c'est un point que j'ai dû creuser pour le trouver, mais c'est le seul défaut du film. Parce que ce film réussi même là où on ne l'attendait pas : dans le niveau des gags. Bien souvent, dans les films d'animation, soit les gags sont trop mièvres pour s'adapter au jeune public, soit trop pipi caca pour faire rire les ados, soit trop recherché pour plaire aux adultes. Ici, Aardman réussi même à rendre chaque gag drôle pour toutes les tranches d'âge, sans tomber dans le débile ou le trop private joke. L'animation est géniale, la réalisation est impeccable, et chaque personnage, humain ou animal, est une pure merveille et a un potentiel comique incroyable. On notera même un bel effort pour la VF où Edouard Baer tient le rôle du Capitaine Pirate avec brio.

En conclusion, un film qu'il FAUT foncer voir sans hésitation, et qui est probablement le meilleur film d'animation depuis longtemps. Je dirais même que vous pouvez déjà le précommander en bluray sur Amazon les yeux fermés, c'est un achat que vous ne pouvez pas regretter.

HUNGER GAMES :
J'avoue que le trailer m'avait laissé de marbre. Le livre m'est totalement inconnu, et à part une grosse sensation de "Battle Royale", ça ne sentait pas bon.

L'histoire nous transporte donc dans ce qu'il reste de l'Amérique dans le futur, devenu Panem et découpé en 12 districts. A l'origine il y avait 13 districts mais le 13ème a mené une rebellion et a été exterminé. C'est en souvenir de cette rebellion, et pour rappeler au peuple que se rebeller est dangereux, qu'ont été créés les Hunger Games : des joutes à mort auxquelles se livrent un garçon et une fille de chaque district, choisis par tirage au sort. Il ne peut y avoir qu'un seul survivant, les enfants étant donc forcés de s'entretuer dans l'émission de téléréalité la plus regardée au monde. Pourtant, dans les jeux de cette année, une candidate va sortir du lot. Katniss Everdeen, qui s'est portée volontaire pour remplacer sa jeune soeur, et qui est bien décidée à survivre pour faire comprendre au monde l'horreur de ces jeux.

Comme je le disais en introduction, ce film ne pouvait pas me faire plus penser à "Battle Royale" (appelé BR dans la suite de la critique). La comparaison est inévitable au point même qu'on pourrait crier au plagiat. Alors pour couvrir le plagiat, l'auteur a décidé de débuter l'histoire par d'interminables préparatifs. Sauf que du coup, ça se rapproche beaucoup du roman "Acide sulfurique" d'Amélie Nothomb qui raconte également les déboires d'une jeune femme qu'on force à participer à une émission de téléréalité dont le but est de la voir mourir en direct. Bref, en gros, le film (et probablement le livre) "Hunger Games" dans sa première heure fait du plagiat de Nothomb, et dans sa seconde heure fait du plagiat du film japonais BR, film culte qui plus est. Seulement là où BR démarrait l'action dès la 7ème minute, il faut 54 minutes à Hunger Games avant d'atteindre le lieu du jeu. Là où les ados de BR sont livrés à eux-même sans savoir où ils sont, les ados de Hunger Games sont d'abord entrainés au combat et à la survie (pfff, du coup c'est moins drôle). Par contre la première scène d'action dans la forêt où ils doivent s'entretuer est, encore une fois, une copie conforme de la première scène de BR ! Les sacs à dos qui contiennent des armes différentes, l'héroïne qui se retrouve avec le sac le plus pourri (une corde et une gourde vide dans Hunger Games, un couvercle de marmite dans BR).

Bref on atteint des sommets et ça n'en est même plus drôle. Alors, où ais-je bien pu trouver 4 points ? Le premier va à la réalisation, que j'ai trouvé particulièrement bien adaptée au style de film. Le second va à l'actrice principale, qui en plus d'être mignonne, sait jouer. Ca devient rare, ça méritait donc de recevoir un point. Les deux autres points iront aux scènes d'action qui, passé la première heure, sont assez nombreuses, mais aussi aux scènes de survie que j'ai trouvé particulièrement intéressantes (et qui pour le coup, manquaient dans BR). Cela dit elles sont peu nombreuses. Et je trouve que j'ai été particulièrement généreux. Mais je précise également que je n'ai pas lu le livre, et que mon avis est donc en simple spectateur. On a toujours une autre vision d'un film quand on a lu le livre d'origine. J'aurai très bien pu trouver certaines choses en plus par rapport au livre et monter la note, ou au contraire y voir des coupes incompréhensibles et du coup baisser la note. Mon avis reste donc plutôt objectif par rapport au matériau d'origine.

En conclusion, un film qui ne vaut pas la moyenne, et qui ne vaut pas le déplacement au cinéma. Cependant, si vous aimez le genre, et uniquement si vous ne connaissez pas Battle Royale, je vous conseille de prendre Hunger Games en DVD. Par contre pour les autres... évitez le.

LA DAME EN NOIR :
Le trailer était sympathique, mais ce qui m'a le plus amené à voir ce film, c'est évidemment Daniel Radcliffe. Principalement pour savoir s'il allait réussir, dès son premier film hors saga Potter, à se débarrasser de l'image du sorcier.

L'histoire suit Arthur Kipps, jeune notaire à Londres dont la femme est morte en mettant leur fils au monde. Arthur est obligé de se rendre dans le petit village perdu de Crythin Gifford pour régler la succession d’une cliente récemment décédée. Dans l’impressionnant manoir de la défunte, il ne va pas tarder à découvrir d’étranges signes qui semblent renvoyer à de très sombres secrets. Face au passé enfoui des villageois, face à la mystérieuse femme en noir qui hante les lieux et s’approche chaque jour davantage, Arthur va basculer dans le plus épouvantable des cauchemars.

On notera tout d'abord que ce film est adapté du roman de Susan Hill, mais que ce n'est pas la première tentative. Adapté déjà en 1989 (dans une version jamais sortie en France), le rôle d'Arthur était alors joué par Adrian Rawlins... qui n'est autre que l'acteur qui joue James, le père de Harry Potter. Comique donc de voir que 23 ans plus tard, ce soit un autre "Potter" qui joue le même rôle. Du côté de la production, l'autre chose à signaler c'est que c'est un film de la Hammer. Oui, cette société qu'on croyait morte, et qui produisait plein de films d'horreur à petits budgets dans les années 70 avec Vincent Price et Christopher Lee. La société qui n'avait plus rien produit depuis le début des années 80 fait donc son grand retour avec "La Dame en Noir" ! Du côté du scénario, c'est Jane Goldman qui s'y colle avec brio. La demoiselle est une scénariste douée, il faut l'admettre, ses précédentes oeuvres ayant été des succès (c'est la scénariste attitrée de Matthew Vaughn et c'est à elle qu'on doit "Stardust", "Kick-Ass" ou encore "X-Men : Le commencement"). Côté casting, le plus remarquable est bien évidemment Daniel Radcliffe qui, en moins de deux minutes de film, vous aura totalement fait oublier Harry Potter. Il se débarrasse de l'image du sorcier avec une aisance incroyable. Le reste du casting est bien entendu parfait aussi.

Concernant la réalisation ? Pour ce genre de film, c'est un point essentiel. James Watkins s'y colle et signe au passage son premier grand film (il n'en a fait qu'un avant, passé inaperçu). Pour la réalisation donc, c'est encore une fois une réussite. Elle se rapproche énormément des ambiances lourdes et pesantes des films d'horreur japonais. En fait, toute l'horreur de ce film va reposer sur son ambiance glauque. Peu de musiques, beaucoup de silence, et quand on ne s'y attend plus, le réalisateur nous fait bondir d'un coup. Rien à redire ! Maintenant les défauts : je vais déjà enlever un point pour l'âge de Daniel Radcliffe. Eh oui, s'il parvient à entrer dans le personnage sans soucis, il faut avouer que son jeune âge alors qu'il est censé être père de famille, ça passe un peu mal. Par rapport au contexte de l'époque, d'un homme qui aurait eu un enfant jeune, ça pourrait passer. Mais Daniel fait plus jeune que son âge, ce qui n'aide pas. Le voir père de famille et censé être un avocat qui travaille depuis longtemps, avec une tête à qui on donne à peine 18 ans... ça passe mal. Le second défaut sera dans le final du film, qui est un peu poussif. Là encore, on pourra faire le parallèle avec le cinéma asiatique, puisque la fin ressemble à la fin type d'un film d'horreur japonais. Mais c'est justement ce que j'aime le moins. Donc j'enlève un autre point.

En conclusion, ce film est excellent et je vous le conseille ! Vous allez sursauter, entrer dans l'histoire à fond, et découvrir enfin un film d'horreur occidental qui parvient à faire comme un film d'horreur japonais, sans avoir besoin d'être un remake. On notera que vu le succès du film, une suite est déjà prévu au doux titre de "La Dame en Noir : Les Anges de la Mort" (sortie prévue en 2014).


Note pour "Tucker & Dale fightent le mal" : 8/10
Note pour "John Carter" : 7/10 (postconversion 3D)
Note pour "Ghost Rider : L'esprit de vengeance" : 1/10


TUCKER & DALE FIGHTENT LE MAL :
Le trailer nous promettait une comédie horrifique à l'ancienne, un genre qu'on n'avait pas vu depuis les années 80. Le film en lui-même tiendrait-il cette promesse ?

L'histoire met donc en scène deux amis, Tucker & Dale, qui viennent tout juste de s'acheter un petit cabanon dans les bois, qu'ils s'apprêtent à retaper. Dès leur arrivée, un policier les préviens pourtant qu'ils n'auront que des ennuis en s'installant là-bas. Mais ils n'en tiennent pas compte car pour eux, ce cabanon c'est un vieux rêve qui se réalise enfin. Mais une bande de jeunes qui a vu bien trop de films d'horreurs passe dans le coin, et ne tarde pas à prendre Tucker & Dale pour deux bouseux serial killer. Et quand Dale sauve une des jeunes de la noyade, ses amis, persuadés que Dale est en train de la kidnapper et va la tuer, s'apprêtent à prendre leur revanche et à se débarrasser de ces deux serial killers.

A lui seul, le résumé pourra vous donner l'ambiance du film. Et c'est comme ça d'un bout à l'autre. Scénariste et réalisateur, Eli Craig signe ici son tout premier film et parvient donc une réussite instantanée. Même s'il n'est pas totalement exempts de défauts, on y reviendra dans le prochain paragraphe, il n'en est pas moins un petit bonheur jouissif, surtout quand comme moi vous avez été élevé aux films d'horreur. C'est bien simple, ce film réussi là où tout les "Scary Movie" ont lamentablement échoués : se moquer des films d'horreur sans pour autant devenir ridicule, et le tout en ajoutant quelques effets gores du plus bel effet quand même. A la fois parodie, film d'horreur, et grosse comédie originale, "Tucker & Dale" regorge de scènes qui deviendront culte. Et on ajoute à ça un casting impeccable.

Les défauts sont donc rares, et je ne réussi à en décompte que deux. Le premier provient de l'ambiance générale du film, qui manque un peu de variété. On reste cloitré autour de cette cabane au fond des bois. Pourtant il aurait pu encore se passer des choses avec un simple passage en ville. Et sur la longueur, rester dans cette forêt, ça ne marche pas totalement. Ca ne marchait déjà pas pour "Evil Dead" (que j'ai revu récemment et dont je ne comprends toujours pas le statut de culte vu sa médiocrité), ça ne marche toujours pas aujourd'hui. Le second défaut sur certaines scènes pas assez poussées. Je pense notamment à la première rencontre entre le duo et les ados, à une station service. Le réalisateur aurait dû rendre ça encore plus glauque, au lieu de ça le personnage est juste ridicule. C'est dommage. Mais ça sera tout en défauts !

En conclusion, ce film s'inscrit comme LA comédie horrifique à ne pas rater, où on est dégouté autant qu'on rit. Un film très largement conseillé qui rappellera certains films de la compagnie Troma, ou les films des années 80.

JOHN CARTER :
Selon le trailer, le film était bon ou non. Si je n'avais vu que le second trailer, très mauvais, se déroulant totalement sur Mars, je n'aurai pas vu le film. Heureusement, il y avait un premier trailer (pour les USA uniquement) quelques mois plus tôt qui montrait également des scènes sur Terre, et c'est celui-là qui m'avait attiré au ciné.

L'histoire débute donc alors que le neveu de John Carter, Edgard, se rend à la lecture de son testament, et après qu'il est l'unique héritier de tout ce que possédait John, dont le corps a été retrouvé sans vie. En se rendant dans le manoir qui est désormais le sien, Edgard découvre un journal tenu par John dans lequel il raconte son incroyable aventure qui se serait déroulée sur Mars.

Disney a donc réussi à acheter les droits de cet énorme best seller, dont une dizaine de studios se disputent les droits depuis maintenant près de 30 ans. La guerre des droits avaient en effet commencé au début des années 80, et c'est la société FIP qui avait au final gagné les droits il y a 5 ans, réalisant ainsi un film intitulé "Les Chroniques de Mars" (sorti directement en DVD) avec dans les rôles principaux... des acteurs porno ! Le film était pourtant très sérieux, pas érotique, mais le budget serré n'avait pas permis de prendre quelqu'un d'autre que des acteurs porno. Le film est un tel échec que les ayants droits passèrent le flambeau à Disney, qui dépêcha alors Andrew Stanton dans l'écriture du premier film adapté de cette saga de 11 livres. Stanton qui s'y connait déjà bien dans les longues adaptations à l'écran, puisqu'on lui doit déjà Narnia, autre saga qui contient beaucoup de livres. Le résultat visuel est d'une qualité honnêtement agréable. Le casting est très bien choisi, et la réalisation est proche de celle de Narnia, on est donc pas trop dépaysé. Pour du Disney, ça s'en sort très bien ! Les effets spéciaux de leur côté également sont sans faille. Le film ne parait même pas trop long et les rebondissements, sans être nombreux pour quelqu'un qui n'a pas lu le livre, sont toujours les bienvenues.

Des défauts ? Un qui va enlever direct 3 points à la note finale : la 3D. Cette postconversion est la chose la plus lamentable que j'ai pu voir depuis "Le dernier maître de l'air". Rien que ça. Disney semble clairement se foutre de nous puisque si vous allez voir le film en 3D et que vous enlevez vos lunettes, non seulement l'écran ne paraitra pas flou et vous pourrez continuer à voir le film dans la plupart des scènes, mais en plus le rendu ne vous paraitra pas changé tant la profondeur en 3D est quasi-inexistante. Comme si cette postconversion au rabais avait été faite en une nuit. Ca ne sera pas pardonné, 3 ans après l'avénement de la 3D numérique, et sera sanctionné direct par 3 points en moins. Enfin, ne comptez pas sur une suite (du moins chez Disney), car le film a été un véritable échec (encore une fois). Avec un budget de 350 millions, le film n'en a rapporté que 156 millions. Soit un manque à gagner pour Disney de 200 millions qui, dans un communiqué de presse, a déclaré l'arrêt de la saga pour eux. On notera que c'est la deuxième fois que Disney engage Stanton pour adapter un livre et que c'est un échec dont ils arrêtent la production. "Narnia 2: Le prince Caspian" avait été un énorme échec déjà, et Disney avait abandonné les droits (racheté ensuite par la Fox qui avait sû nous faire un 3ème film qui avait bien marché). Disney devrait donc désormais réfléchir avant d'engager Stanton à nouveau pour adapter un roman. Et pour qu'une suite voir le jour, il faudra attendre qu'un autre studio s'y risque (la Fox, à nouveau ?).

En conclusion, sans être une merveille, ce film se laisse voir (mais en 2D ! N'y allez surtout pas en 3D !). Un bon divertissement que je recommande et qui mérite sa place dans les DVDthèques, mais dont il faut garder à l'esprit que vous n'en verrez probablement jamais la suite.

GHOST RIDER : L'ESPRIT DE VENGEANCE :
Le trailer mettait en confiance et semblait rectifier pas mal d'erreurs. Rien que la nouvelle apparence du Rider (dont le crâne était enfin texturé) semblait salvatrice. Verdict ?

L'histoire est tellement nulle que je préfère la résumer : le Rider (toujours Nicolas Cage avec une perruque immonde) est chargé de mener un enfant d'un point A à un point B, en évitant le Diable en personne qui veut récupérer le gamin pour une raison obscure et qui pour l'occasion, a engagé un démon qui a le pouvoir de putréfaction (tout ce qu'il touche pourri)... et ajoutez à ça un groupe de prêtres démoniaques dont le leader est Christophe Lambert, qui veut aussi le gamin.

Honnêtement, j'avais de grands espoirs que le tir soit rectifié, mais à mon grand étonnement, ce film est encore pire que le précédent. Pourtant, on partait sur de bonnes bases. Le scénario est tout de même signé par deux scénaristes de "Dr House" et à qui ont doit pratiquement tous les épisodes de "The Walking Dead". Comment ça a pu dégénérer ? Est-ce à cause de Nicolas Cage, pas crédible du tout en Rider, qui porte encore une fois une perruque qui ne lui va pas du tout dans l'espoir de le rajeunir de 10 ans parce que le studio ne voulait pas prendre un acteur plus jeune qui irait mieux dans le rôle ? Est-ce à cause de l'histoire qui au final est bien moisie, ce qui colle bien au pouvoir de putréfaction du méchant, qui a peut-être d'ailleurs touché le scénario, ce qui expliquerait tout ? Est-ce à cause des effets spéciaux, dont on pourrait être fier si on était dans un épisode de Power Rangers, mais qui ici paraissent juste infâmes (parce que la transformation de Cage en Rider sur fond vert, désolé, mais même Sailor Moon n'est pas aussi ridicule) ? Est-ce la faute de Christophe Lambert, qui visiblement n'a pris ce rôle que pour des raisons alimentaires parce que jouer un prêtre démon tatoué et chauve, ça fait une variété de plus à son CV vide depuis quelques temps ?

Ou est-ce la faute des deux réalisateurs (parce que oui, ils ont eu besoin de se mettre à deux pour faire ça) à qui ont doit déjà l'immonde "Jonah Hex", l'un des pires films de 2010 ? Et là je crois qu'on tient un semblant de réponse. Parce que si une chose est purement à vomir, c'est bien la mise en scène. Tout juste peut-elle être comparée à celle de Pitoff sur "Catwoman". Si si. Plan serré, plan serré, plan serré, plan serré, plan large de 2 secondes chrono, plan serré, plan serré. Et chaque plan ne devant pas dépasser les 4 secondes sous peine de voir le caméraman imploser. Vous remarquez qu'à aucun moment je ne vous parlerais de la réelle importance du gamin... tout simplement parce que la fin du film aussi est nulle. Alors pourquoi avoir mis un point à la note finale ? Parce que les gars des effets spéciaux, dans le premier film, avaient oublié de texturer le crâne du Rider, qui était totalement lisse, illogique alors qu'il brûlait, et qu'ils ont ici rectifié ça en texturant le crâne du Rider comme s'il était crâmé... Pour l'effert, je mets un point.

En conclusion, si vous allez voir ce film, vous gâcherez votre argent. Si vous téléchargez ce film, vous gâcherez votre temps. Un film que je ne conseille pas du tout, sauf aux deux du fond qui ont aimé le premier épisode et qui ne pourront trouver celui-ci que meilleur. Mais sinon, fuyez.

"Sur la piste du Marsupilami"


Note pour "Sur la piste du Marsupilami" : 9/10 (avant-première, sortie prévue le 04/04/12)


SUR LA PISTE DU MARSUPILAMI :
Le trailer ne m'avait pas vraiment mis totalement en confiance. J'avais vraiment peur d'un film plus basé sur Jamel que sur la bestiole jaune. C'est donc pour vérifier mes craintes que je suis allé à l'avant-première, en présence d'Alain Chabat.

L'histoire suit Dan Geraldo, reporter en quête de scoop qui est envoyé en Palombie sur les traces de la tribue des Payas. Son guide, Pablito, un véritable escroc endetté jusqu'au cou, ne vit que pour une chose : prouver à ses enfants qu'il ne ment pas quand il dit qu'un jour il a été sauvé par un Marsupilami, créature mythologique dont personne ne croit vraiment à l'existence. De son côté, un professeur découvre qu'une certaine sorte rare d'orchidée a le don de redonner la jeunesse, et décide d'en trouver pour la vendre à une grande marque de cosmétique. Et alors que Pablito et Dan s'enfoncent dans la jungle Palombienne, ils vont découvrir que la légende n'est pas qu'une légende, et que le Marsupilami, cet être qui n'existe pas, en fait, n'existe... et qu'il a grand besoin lui aussi de l'orchidée pour faire éclore les oeufs de ses bébés.

Je précise avant tout qu'il n'y a pas d'erreur de frappe dans mon résumé ; "cet être qui n'existe pas mais qui en fait n'existe" est une phrase du film. Ensuite, on peut le dire, toutes mes craintes se sont très très rapidement envolées. Le Marsupilami est bien présent et pas que juste à la fin comme le laissait croire le trailer. Du côté du casting pour commencer, on n'aura pas grand chose à redire. Le film étant une libre adaptation originale, et pas d'un album en particulier, Chabat pouvait laisser libre cours à son imagination tout en restant fidèle à l'univers, et c'est largement ce qu'il a fait. Un casting donc très bien choisi avec un point supplémentaire pour un Lambert Wilson en pleine forme qui saura vous surprendre dans une scène que jamais on aurait osé imaginer dans nos rêves les plus fous. Et la participation d'une grosse vedette internationale de la chanson, aussi. Côté réalisation, elle se veut aussi percutante que celle de "Mission Cléopatre". C'est du Chabat et ça se sent. Dès qu'il s'agit d'humour décalé, il sait parfaitement quels plans choisir.

Concernant le scénario, j'ai encore là aussi été agréablement surpris. C'est frais, c'est bourré de clins d'oeils, de surprises, et de gags qui font mouche. Tout s'enchaine à vitesse grand V sans nous laisser le temps de reprendre notre souffle, et c'est ce qui fait qu'une comédie reste longtemps dans les mémoires. La moindre réplique semble avoir été réfléchi longtemps avant d'être écrite dans le seul but de faire rire (en même temps, Chabat avoue que ce film est en écriture depuis très longtemps, alors même que "Mission Cléopatre" n'était encore qu'un projet). Bref, l'histoire est parfaite et, dans cet univers délirant, tient pourtant la route. Du côté des effets spéciaux, les puristes regretteront le look du Marsupilami qui est un peu éloigné de celui de la BD. Maintenant, il faut prendre en compte qu'il s'agit d'une question de logique : si on veut faire un film avec des décors et des acteurs réels, on ne peut pas laisser un look cartoonesque au Marsupilami, on est obligé lui aussi de le rendre plus réaliste. C'est le choix qu'a fait Chabat et qui a mon sens est intelligent. Alors, avec toutes ses qualités, pourquoi un point en moins à la note finale ? Pour le Marsupilami justement ! Non pas son look, mais son temps à l'écran. Il est trop peu présent dans le film à mon goût. Le film ne tourne plus vraiment autour de lui, mais plutôt de Dan et Pablito, et c'est dommage. Cependant le titre du film n'est pas "Les aventures du Marsupilami", mais "Sur la piste du Marsupilami", ce qui implique déjà qu'on va le chercher et qu'une partie du film se déroule sans lui. Bref, un peu dommage, mais ça n'enlève rien au charme du film (d'autant que Chabat ne cache pas son désir de faire une suite si celui-ci fonctionne, donc on pourrait le voir plus dans le prochain).

En conclusion, première comédie française de l'année, et première réussite directement. Chabat nous prouve encore une fois qu'il sait manier une caméra et écrire un scénario, et c'est un pur bonheur de voir le Marsupilami prendre vie dans la jungle Palombienne. Foncez dès sa sortie !

"Underworld 4" & "Chronicle"


Note pour "Underworld : Nouvelle ère" : 9/10 (vraie 3D)
Note pour "Chronicle" : 10/10


UNDERWORLD : NOUVELLE ERE :
Le trailer en disait juste assez pour remémorer l'ambiance des premiers films, et donner des indices légers sur l'histoire. Ce qu'il fallait pour m'attirer au ciné.

L'histoire débute donc juste après le second film (le 3ème étant une préquelle). Michael et Sélène tentent de fuir, désormais poursuivis par les deux clans après une trêve qui n'aura pas durer, mais aussi par les humains qui savent désormais tout des lycans et des vampires suite aux ravages causés par les deux clans après la mort de Corvinus. Mais alors qu'ils s'apprêtent à prendre un bateau, Michael et Sélène sont séparés. Sélène se réveille bien des années plus tard dans un laboratoire. Sentant la présence de Michael, elle décide de partir à sa recherche. Ce qui l'attend à l'extérieur du laboratoire va pourtant la surprendre, et la guerre entre humains, lycans et vampires est loin d'être terminée.

J'aime beaucoup cette saga, et je dois avouer que retrouver Sélène est un vrai plaisir. Même si ici la présence de Michael n'est qu'anecdotique (mais on y revient un peu plus tard), le film est, à mon goût, le meilleur épisode des quatre. On a enfin droit à une histoire un peu plus fouillée, qui ne cherche plus dans le passé des personnages mais s'occupe bel et bien du présent. Le tout est par ailleurs bien plus gore, attention. Ames sensibles, nous sommes ici face à un film où les démembrements, giclements de sang et autres joyeusetés sont nombreux. On retrouvera même du côté de la mort des vampires des choses qui se rapprochent plus de "True Blood" que de "Buffy" (si vous voyez ce que je veux dire). Du côté du scénario c'est donc du tout bon, et on a même droit au meilleur final de la franchise, une fin qui donne vraiment envie de vite voir arriver le 5ème épisode qui n'est pourtant pas encore envisagé du tout, mais qui semble essentiel, la fin étant ouverte. Je ne parlerais volontairement pas du casting pour éviter de dévoiler un gros spoiler. Je dirais juste que Kate Beckinsale est à fond dans son rôle qu'elle connait bien, et que les autres personnages sont bien trouvés, même si l'un des vampires s'avère au final plutôt inutile. L'autre nouveau personnage qui serait un spoiler est agréable.

Du côté de la 3D, le film a été tourné avec une vraie caméra 3D, et ça se sent rapidement. Profondeur ahurissante en pleine ville et quelques effets de jaillissements bien trouvés, le film est très agréable à regarder sans fatiguer les yeux. A noter que le film démarre par un résumé des épisodes précédents (parce que bon, 9 ans nous séparent tout de même du premier film !) et ce résumé est en 2D. Plutôt que de faire de la postconversion qui n'aurait pas rendu honneur à la 3D qui suivait, le réalisateur a préféré laisser en 2D, et c'est un bon choix. Bref, la 3D est un ravissement mais surtout durant les scènes d'action ; jamais Sélène n'aura semblé aussi belle et agile qu'en 3D. Un défaut tout de même ? Oui, un : ça clignote. Je m'explique : Underworld se déroulant essentiellement de nuit, il est évident qu'il y a des lumières artificielles dans chaque scène. Mais allez savoir pourquoi, le réalisateur a décidé que dès le début de chaque scène d'action, les ampoules comme par magie sautaient et que les plans allaient donc être éclairés... par clignotement. Un effet stroboscopique sympa la première fois, mais qui devient vite lourd pour bien suivre l'action, surtout en 3D. Résultat, le combat final de Sélène contre le méga Lycan est un peu gâché par ce scintillement de mauvais goût.

En conclusion, côté scénario, voici le meilleur épisode de la série. Je vous conseille réellement ce film si vous avez aimé les précédents, et ça malgré ce petit défaut de lumière. A voir en 3D absolument !

CHRONICLE :
Le trailer n'était pourtant pas des plus compliqués, et semblait mélanger vlog avec super héros. Une idée pas forcément hallucinante, mais qui méritait d'aller au ciné.

L'histoire suit donc un lycéen plutôt solitaire, à la mère mourante et au père alcoolique, qui décide de démarrer un vlog. Vlog plutôt mal accueilli par ailleurs par ses camarades de classe. Un soir, à une fête où son cousin le traine, sa caméra va alors s'avérer utile pour son cousin et un ami de celui-ci qui découvrent une matière étrange sous le sol de l'entrepôt où se déroule la soirée. Les 3 amis descendent dans la grotte mais en reviendront changés, désormais dotés de pouvoirs télékinésiques. D'abord tentés d'utiliser leurs nouveaux pouvoirs pour jouer des tours aux habitants de la ville, ils vont vite perdre tout contrôle de la situation.

Et c'est ainsi qu'en pensant aller voir un simple petit film on se retrouve face à quelque chose qui obtient la note maximale et devient culte instantanément. Pour avertir vos yeux, le film démarre en SD (car le personnage principal n'a pas les moyens d'acheter une caméra HD) et donc ça pixellise à mort sur un écran de ciné, c'est assez peu agréable. Mais dès la grotte découverte et la caméra du héros cassé, son cousin lui en offre une HD. Et là c'est autre chose ^^. Cependant l'idée de démarrer en SD pour refléter les moyens financiers du héros (là où "Paranormal Activity 3" qui se déroule dans les années 80 est en HD) est une bonne idée. Ce n'est cependant que l'une des très nombreuses bonnes idées de ce film. Avec un casting absolument naturel (film vu en VO, l'immersion étant donc encore plus grande) et qui ne semble pas jouer la comédie et une réalisation intéressante (les pouvoirs télékinésiques du héros lui permettant de faire voler la caméra autour de lui sans la toucher, permettant donc une plus grande liberté de plans pour le réalisateur), le film avait déjà tout pour plaire.

Mais pourtant ça ne s'arrête pas là. Parce qu'il va également nous falloir parler des effets spéciaux. Ahurissants pour la plupart, ils sont également d'un réalisme sans faille, ajoutant de l'immersion pour le spectateur. Le film n'est pas long, mais le pire c'est qu'on ne voit pas le temps passer tellement on prend son pied à chaque instant. Du coup il parait encore plus court qu'il ne l'est déjà. On remarquera que le scénariste ne doit pas être étranger à la culture nippone, car il sera impossible de ne pas trouver une ressemblance, dans le final du film, avec "Akira". Si l'inspiration n'était pas volontaire, c'est quand même bien imité. Ca ne gâche en rien le plaisir, au contraire, on a même envie de dire à Warner que s'ils veulent vraiment adapter "Akira", c'est à ce réalisateur là qu'il faudra confier le job ! Le film est donc sans aucun défaut à mon goût, et sera la meilleure surprise de ce début d'année. Un film dont on se délecte et qu'on retourne voir avec plaisir.

En conclusion, "Chronicle" est un petit bijou à voir sans hésiter, et dont on peut précommander le bluray avant même d'aller le voir au ciné tant il s'agit d'une valeur sûre. Foncez, vous ne pouvez pas le regretter.

"Sherlock Holmes 2" & "Millénium"

NOTE : Cette année, plutôt que de marquer "version 3D" derrière un film vu en 3D, je différencierai les films tournés avec une caméra 3D de ceux tournés en 2D puis convertis en 3D. Ainsi, les premiers auront la mention "vraie 3D" et les seconds auront la mention "postconversion 3D".




Note pour "Sherlock Holmes : Jeu d'ombres" : 8/10
Note pour "Millénium : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes" : 9/10


SHERLOCK HOLMES : JEU D'OMBRES :
Le trailer très réussi ne pouvait que mettre l'eau à la bouche. Explosion, humour et mystère, tout était au rendez-vous pour un bon second volet. Le résultat ?

L'histoire nous renvoi donc quelques temps après le premier film, alors que Watson et Holmes ne travaillent plus ensemble. Partout dans le monde, des attentats se produisent : un magnat du coton en Inde est ruiné par un scandale, un trafiquant d'opium décède en Chine d'une overdose, des explosions à Strasbourg et Vienne, un baron de l'acier qui meurt... Personne ne voit le lien entre ces événements hormis Sherlock Holmes, qui y discerne la marque de Moriarty. Holmes réussi alors à convaincre Watson de l'aider pour cette dernière enquête.

Inévitablement, on est ravi de retrouver le duo Downey/Law qui fait un travail admirable en Sherlock & Watson. La réalisation de Guy Ritchie n'étant pas étrangère au succès du premier film et au ravissement des pupilles de ce second volet. On voyage encore plus, de la France à la Suisse en passant par l'Allemagne, et le contexte d'après guerre Prussienne (le film se passe en 1892) rajoute un intérêt non négligeable à l'histoire. On a même droit à quelques surprises comme la mort de l'un des personnages qui est plutôt inattendue. Certaines scènes (pour la plupart vues dans le trailer) restera d'ailleurs longtemps dans les mémoires après la vision du film, comme la course en forêt alors que le Petit Hans balance des boulets de canon, ou encore toute la séquence du train. Le scénario se défend donc plutôt bien et la réalisation n'a aucun réel reproche en soi.

Cependant, de cette réalisation découle le premier défaut qui va enlever un point à la note : Ritchie se repose sur ses acquis. Ainsi, passé la surprise du premier film, celui-ci se contente de réitérer l'exacte même réalisation sans tenter d'innover, allant même jusqu'à reprendre plusieurs fois certains détails (les combats pré-visualisés par Sherlock) juste parce que les spectateurs les avaient aimés dans le premier épisode. Un peu dommage. L'autre point en moins ira à la perte du côté fantastique qu'avait le premier épisode, ce second volet restant strictement terre à terre, et aussi au côté un peu brouillon des explications. En effet, si dans le précédent film tous les indices nous étaient récapitulés à la fin du film en une fois histoire qu'on se dise "ah mais oui, c'était devant moi tout ce temps !", ici Ritchie a préféré jouer la carte du "j'explique les indices au fur et à mesure de leur découverte". Résultat, l'enquête perd de son intérêt car on nous donne la solution... et on oublie vite tous les attentats du début du film qui d'ailleurs n'ont plus grand sens à la fin du film. Enfin, je n'ai pas mis un point en moins à Moriarty malgré ma déception. Brad Pitt l'incarnait dans le précédent film (le personnage n'était pas crédité au générique, mais c'était un easter egg connu, Pitt étant un très grand ami de Ritchie, ce dernier lui avait demandé de prêter sa silhouette et sa voix au Moriarty dont on ne voit jamais le visage dans le premier film). Déçu qu'il ne soit finalement pas de retour dans ce second volet pour cause d'emploi du temps non compatible avec un autre tournage, parce qu'il aurait fait un très bon méchant. Mais le nouvel acteur ne s'en sort pas trop mal, et j'annule donc le point en moins.

En conclusion, cet épisode est un poil en-dessous du précédent scénaristiquement, mais est rattrapé par son côté visuel qui, s'il n'apporte pas de surprise, reste au moins fidèle au premier film et ravi les yeux. Un film à ne surtout pas rater.

MILLENIUM : LES HOMMES QUI N'AIMAIENT PAS LES FEMMES :
Le trailer était tout ce qu'il y a de plus énigmatique. Sans parole, sur une musique de Trent Reznor, quiconque n'avait jamais vu le film original ou lu le livre pouvait être perplexe. Ce qui était mon cas.

L'histoire suit Mikael Blomkvist, brillant journaliste d’investigation qui vient cependant de perdre un procès pour diffamation, et ainsi de mettre dans la tourmente le journal pour lequel il travail, Millénium. Il décide alors de prendre un peu de recul et de se retirer. Mais c'est sans compter sur un puissant industriel suédois, Henrik Vanger, qui l'engage pour enquêter sur la disparition de sa nièce Harriet, survenue bien des années auparavant. Vanger est convaincu qu'un membre de sa famille l'a assassinée. Rapidement, le chemin de Michael va croiser celui de Lisbeth Salander, une enquêtrice qui a un don avec l'informatique et peut dénicher toute information réputée introuvable. Ensemble, ils vont se retrouver plongés au cœur des secrets et des haines familiales, des scandales financiers et des crimes les plus barbares.

J'avais jusqu'à présent su éviter toute la folie "Millenium". Echappés aux livres, et surtout échappé à la première adaptation ciné danoise. Mais me proposer une réadaptation par David Fincher, avec Trent Reznor à la musique, et Daniel Craig en acteur principal... c'était trop tenter ma curiosité. Et goûter à ce film, c'est clairement l'adopter. On est rapidement conquis par absolument tout. Tout d'abord un générique de début très James Bondien (tiens, ça tombe bien, on a Daniel Craig), mais surtout qui a un petit goût du début de "Ghost in the Shell" (autre licence que Fincher tente d'acheter depuis longtemps). Le tout sur une musique qui colle parfaitement à l'ambiance, et qui saura nous accompagner avec brio tout au long du film sans être trop présente. Côté casting, il est juste parfaitement bien choisi. Un bonus pour Rooney Mara qui tient tout de même ici un rôle compliqué à jouer, à la personnalité quasi-multiple, à l'âme torturée, et qui y arrive sans aucun souci. Fragile parfois, lorsqu'elle s'énerve on sait qu'on ne doit pas être dans les parages. Daniel Craig n'est pas en reste et trouve tout à fait ses marques, mais le reste du casting également, choisi tout aussi parfaitement. La réalisation est léchée, simple mais tout en ayant quelques marques Fincher-ienne. On sent que le film est de lui même si on n'a pas vu le nom du réalisateur au générique.

Du côté du scénario enfin, comme je l'ai dit, je n'ai ni vu le précédent film ni lu les livres. Cependant à ce que j'en ai entendu par rapport au livre, Fincher a pris des libertés mais qui améliore l'histoire générale. Par rapport au précédent film, Fincher semble plus proche du livre, adaptant même le long épilogue qui n'avait pas été adapté dans le précédent film. Pourtant, celui-ci apporte un plus non négligeable à la psychologie de Lisbeth et à sa relation tordue avec Michael. Le scénario nous emmène donc de surprises en surprises, avec des rebondissements auquel on ne peut pas s'attendre (surtout si vous aimez les chats...) et des scènes très dérangeantes, violentes, voire malsaines, qui sauront vous mettre très mal à l'aise. Et ce n'est pas peu dire. Malgré un rythme général plutôt lent, le film réussi à paraitre équilibré et à ne pas paraitre trop long (alors qu'il approche les 3h !). Le tout avec un final haletant et aussi surprenant que le reste. En fait le film ne passe à 1 point de la note maximale que pour son rythme qui ne peut pas en faire un film parfait, mais sinon, ça aurait été un sans faute.

En conclusion, il est difficile de ne pas vous conseiller de foncer tête baissée le voir. Si parmi les films sortis en janvier je ne devais en conseiller qu'un, ça aurait été celui-ci.


Note pour "The Darkest Hour" : 3/10 (version 3D)
Note pour "La colline aux coquelicots" : 6/10


THE DARKEST HOUR :
Le trailer mettait clairement l'eau à la bouche, surtout quand on y voyait que le producteur n'est autre que Timur Bekmambetov dont je suis fan. Alors je me suis senti forcé de foncer au ciné.

L'histoire suit donc deux amis qui se rendent en Russie où ils ont décidés de monter une start up et de créer un site de rencontre. Mais ils se font évincer du projet. Pendant ce temps, deux américaines qui avaient suivi les conseils du site se retrouve dans une boite de nuit de Moscou. Alors que les quatre américains s'y retrouvent par hasard, leur soirée va être rapidement gâchée par des formes lumineuses qui descendent lentement du ciel... et se mettent aussi sec à tout détruire sur leur passage. Des ennemis invisibles extraterrestres auraient envahis le monde entier. Des ennemis mortels et insaisissables, contre lesquels le petit groupe d'américains va devoir survivre.

La toute première déception, c'est que le marketing a encore frappé : Timur n'est que producteur du film, il ne le réalise pas, et n'est surtout en rien scénariste. Donc mettre son nom dans le trailer était inutile, il n'a fait que le financer. Du coup ça se sent, le film perd direct un énorme intérêt. Pas d'intrigue farfelu, ici on se retrouve avec un bon vieux nanar produit en Russie, avec des acteurs américains et un budget de la Fox. Fox qui n'a, probablement, même pas lu le script, rassuré par le fait que Timur produisait. Peut-être auraient-ils dû, car le film se retrouve être un énorme clicé et un gros copié/collé de tout ce qu'on a déjà vu. Impossible de ne pas penser à "Monsters" ou pire, "Skyline", deux autres grosses daubes sur le même sujet. On garde espoir en Timur en se disant que, le pauvre, il n'y est pas vraiment pour grand chose... mais quand même...

Si je ferais abstraction totale du casting (car ils ne sont pas trop trop mauvais) pour vous parler directement de la 3D. Car marketing encore une fois, le film a été tourné en 2D et n'a jamais été prévu pour la 3D. Mais vous connaissez la Fox, ils misent tout sur la 3D, donc la post conversion était inévitable... et horrible pour les yeux qui se sont limite mis à saigner à la moitié du film (si l'ennui du scénario vide ne m'avait pas déjà tué avant). Des bons points ? Allez, un point pour les acteurs, et deux points pour quelques rares bonnes trouvailles comme l'idée du verre pour se cacher des extraterrestres (je spoile et je m'en fous, de toute façon vous ne verrez jamais ce film), ou encore la beauté de la désintégration des humains.

En conclusion, ce film se regardera en DVD, ou limite en VOD, mais ne vaut pas le déplacement au ciné. Une grosse déception pour un film dont j'attendais beaucoup, et pour lequel encore une fois je me suis laissé avoir par le trailer. En espérant qu'ils n'en fassent jamais une suite (car oui, le film a une fin ouverte).

LA COLLINE AUX COQUELICOTS :
Le trailer n'a pas vraiment besoin d'impressionner, la simple évocation de Ghibli suffit à n'importe quel film d'animation pour donner envie de la voir sur grand écran. Direction le ciné, donc.

L'histoire nous fait suivre Umi, jeune lycéenne qui vit dans une vieille bâtisse perchée au sommet d’une colline surplombant le port de Yokohama. Chaque matin, depuis que son père a disparu en mer, elle hisse face à la baie deux pavillons, comme un message lancé à l’horizon. Au lycée, quelqu’un a même écrit un article sur cet émouvant signal dans le journal du campus. C’est peut-être l’intrépide Shun, le séduisant jeune homme qu’Umi n’a pas manqué de remarquer. Attirés l’un par l’autre, les deux jeunes gens vont partager de plus en plus d’activités, de la sauvegarde du vieux foyer jusqu’à la rédaction du journal. Pourtant, leur relation va prendre un tour inattendu avec la découverte d’un secret.

Si la réalisation a été laissée à Goro Miyazaki, c'est son père Hayao qui signe tout de même le scénario. Concernant la réalisation donc, Goro n'a rien a envier à son père, et signe ici un film à l'ambiance digne du studio, avec un univers fait main ultra détaillé. L'animation est fluide, et l'ambiance qui s'en dégage donne littéralement envie d'entrer dans le film pour vivre dans ce Japon d'après guerre très coloré. L'ambiance est donc impeccable et on ne pourra cesser de s'émerveiller devant le Quartier Latin qui foisonne d'animation dans chaque recoin, le bâtiment prend vie devant nos yeux. Notre émerveillement devant tant de beauté sera sans fin. Le rythme du film, atypique et correspondant bien à l'univers Ghibli, est également un bon point. Le film est lent, mais dans le bon sens. C'est une véritable tranche de vie.

Là où par contre le film va pêcher, à notre grand étonnement, c'est du côté du scénario. Assez commun, il s'avérera au final non seulement peu développé sur les meilleurs points (le Quartier Latin, la vie dans la pension, l'histoire des parents d'Umi) et totalement inintéressant sur sa trame principale (l'histoire d'amour entre deux enfants qui se transforme en questionnement existentiel). Non seulement c'est brouillon, mais en plus on s'en fout un peu. C'est tellement brouillon que le final n'a plus aucun sens, nous embrouillant dans tant de versions différentes de l'histoire qu'on s'y perd et on ne parvient plus à s'y intéresser. Et le pire : le film n'a pas la magie de Ghibli. Là où chaque film savait nous apporter la petite touche magique, ce film là est d'un banal affligeant et déjà vu. Et tout ça ça va enlever 4 points à la note finale d'un coup.

En conclusion, le film termine avec une note un point en dessous de "Arrietty". Un film qu'il sera merveilleux de découvrir chez soi en bluray, mais qui ne mérite pas forcément le déplacement au ciné. A voir s'il n'y a vraiment rien d'autre, mais pas une priorité. Un Ghibli qui perd un peu son âme magique, qu'on espère qu'ils sauront retrouver d'ici le prochain film.

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Récapitulatif 2011

Les notes attribuées aux films sortis en 2011. Les notes sont données ici sans aucun classement préférentiel, ce n'est qu'à titre récapitulatif.
Cette année 3 films ont récolté un 10/10 (il y en a eu 3 également en 2010) et j'ai vu 62 films (contre 68 films en 2010).

10/10 (film culte) :
Tron : L'Héritage (3D)
X-Men : Le commencement
La Planète des Singes : Les Origines

9/10 (excellent film, à voir dès que possible) :
Black Swan
Rango (3D)
Sucker Punch
Scream 4
Thor (3D)
Transformers : La face cachée de la lune (3D)
Harry Potter et les reliques de la mort - Partie 2 (3D)
Super 8
Les Schtroumpfs (3D)
Captain America : First Avenger (3D)
Paranormal Activity 3
Les aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne (3D)
Mission : Impossible - Protocole Fantôme

8/10 (très bon film, à voir sans hésiter) :
La chance de ma vie
The Green Hornet (3D)
World invasion : Battle Los Angeles
Winnie l'ourson
Source Code
Pirates des Caraibes : La fontaine de Jouvence (3D)
Kung Fu Panda 2 (3D)
Hop
Comment tuer son boss ?
Fright Night
Hollywoo

7/10 (bon film, à voir quand vous aurez le temps) :
Arrietty, le petit monde des chapardeurs
Yogi l'ours (3D)
Rio (3D)
Devil
Insidious
L'élève Ducobu
Cars 2 (3D)
Green Lantern (3D)
Cowboys & envahisseurs
Time out
Carnage

6/10 (un peu au-dessus de la moyenne, à voir s'il n'y a rien d'autre) :
La croisière
Low Cost
Les Tuche
Bad teacher
Bienvenue à bord

5/10 (moyen, à voir si on aime le genre seulement) :
Paul
Mais comment font les femmes ?
Contagion

4/10 (assez mauvais, à éviter si possible) :
Conan
Another Earth
Happy New Year

3/10 (médiocre, attendez plutôt le DVD) :
Hanna
Dream House
Les immortels

2/10 (mauvais, si vous voulez vraiment le voir, téléchargez-le) :
Le flingueur
Identité secrète
Echange standard

1/10 (très mauvais, argent gâché) :
Hell Driver (3D)
Alvin et les Chipmunks 3

0/10 (foutage de gueule de l'année. Un producteur a trouvé de l'argent pour ça ?) :
Halal police d'état
Numéro Quatre
Sortilège
Beur sur la ville
Twilight - Chapitre 4 : Révélation - 1ère Partie

Note pour "Echange standard" : 2/10 (avant-première)
Note pour "Happy New Year" : 4/10


ECHANGE STANDARD :
Le trailer était plutôt sympathique. Sans annoncer un grand film, il annonçait tout de même une comédie agréable. Résultat final ?

L'histoire suit deux vieux amis, Dave et Mitch, qui ont chacun une vie très différente. Dave est un avocat père de famille surbooké qui n'a que peu de temps pour lui et une absence totale de vie sexuelle. Mitch de son côté est un célibataire endurci, acteur de porno bi, qui multiplie les plans culs. Chacun envie la vie de l'autre... jusqu'au soir où saouls, ils vont uriner dans une fontaine magique. Le lendemain, chacun se réveille dans le corps de l'autre.

Le concept même du film est déjà utilisé et réutilisé au cinéma. On pensera notamment au très bon "Freaky Friday". Et si ce genre de situation réserve toujours des tonnes de gags, il faut au moins maitriser un peu le sujet... ce qui n'est pas ici le cas. Le scénariste tenait une bonne idée, qu'il a lâché en cours de route, sans jamais aller au bout. Il en reste donc un film peu abouti, sans surprise, vulgaire, et sans saveur. Le film rate totalement le créneau de la comédie de fin d'année (surtout qu'il est sorti il y a plus de 6 mois aux USA).

Y a-t-il au moins quelque chose à sauver ? Oui, un point pour le concept même du film, et un point pour Olivia Wilde, qui est comme à son habitude spectaculaire (j'exagère, mais le reste du film est si fade qu'elle donne l'impression d'être cent fois meilleure que les autres acteurs). Et c'est à peu près tout ce qu'on pourra dire de bon. Le reste est donc si mauvais que même Ryan Reynolds en vient à avoir l'air de ne pas savoir jouer. Le pire étant que le massacre dure deux longues heures qui semblent ne pas vouloir finir.
En conclusion, un film qui ne vaut pas la peine d'aller au cinéma, ni même celle d'attendre le DVD. Je vous conseille plutôt directement de le télécharger.

HAPPY NEW YEAR :
Le trailer ne m'avait pas franchement donné envie d'aller le voir. Mais chaque année apporte sa comédie de Noël, il était donc difficile de rater celle de cette année.

Comme chaque comédie de ce genre ("Love Actually", "Valentine's day"...), le film nous fait donc suivre en parallèle l'histoire de plusieurs couples. Cette fois-ci c'est à la veille de la nouvelle année que nous les suivons. Entre une mère qui ne fait pas confiance à sa fille, un chanteur de rock qui veut reconquérir son ex, une femme qui quitte son travail pour tenter de réaliser toutes ses résolutions de l'année avant que l'année ne se termine, une mère qui veut être la première à accoucher pour la nouvelle année... Chaque histoire nous mènera vers le nouvel an de Times Square.

Un mois de décembre sans la comédie romantique de Noël n'est pas un mois de décembre. Cette année c'est donc le réalisateur de "Pretty Woman" qui s'y colle et tente de nous faire découvrir les joies et peines de plusieurs personnages. Et comme toujours, ce type de film est l'occasion de mettre un nombre incroyable de stars devant la même caméra. Ainsi on retrouve entre autres Robert de Niro, Sarah Jessica Parker, Katherine Heigl, Jessica Biel, Sofia Vergara, Alyssa Milano, Josh Duhamel, Halle Berry, Jon Bon Jovi et j'en passe avec cette liste non exhaustive du tout. Avec une mention spéciale pour le couple Ashton Kutcher/Lea Michele qui fonctionne à merveille, et surtout pour le baiser entre Zac Efron et Michelle Pfeiffer (qui décidément vieillit très bien).

Malheureusement les défauts du film sont plus nombreux que ses qualités. Le premier c'est que le film n'a pas grand chose de drôle. Pourtant il y avait matière à faire avec ce thème encore jamais utilisé de cette façon. Mais on fini avec un film peu divertissant, où l'on sourit mais on ne rit jamais vraiment. Le pire étant que les situations s'éternisent dans l'inutile. C'est donc un souvenir mitigé que laisse le film, mais dans le mauvais sens du terme. Plus chiant au final que réjouissant.

En conclusion, ce film ne doit pas être votre priorité au cinéma, il sera beaucoup mieux en DVD, ce qui vous permettra de zapper certains passages. Un film moyen avec un très bon casting mais tiré vers le bas par de mauvaises idées.

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"Mission : Impossible 4"


Note pour "Mission : Impossible - Protocole Fantôme" : 9/10


MISSION : IMPOSSIBLE - PROTOCOLE FANTOME :
Le trailer était, comme à chaque nouvel épisode, bourré d'action et d'explosions. Au moins on était sûr d'avoir du grand spectacle.

L'histoire suit donc à nouveau Ethan Hunt, enfermé dans une prison russe après la mort de sa femme. Sauvé par l'équipe de Mission Impossible, il va rapidement découvrir que Cobalt, un extrémiste russe, va s'attaquer au Kremlin. L'équipe se rend alors sur les lieux mais se fait avoir durant une explosion. L'agence Mission Impossible est alors discréditée et le président lance l'opération "Protocole Fantôme". Ethan Hunt, privé de ressources, doit trouver le moyen de blanchir l'agence et de déjouer les plans de Cobalt.

J'avais vu les deux premiers films de la franchise, mais pas le troisième parce que je commençais, au moment de sa sortie, à saturer de Tom Cruise. Grosse erreur de ma part de toute évidence puisque ce 4ème épisode fait suite au 3ème et que si les deux peuvent être vus indépendamment, avoir vu le 3 avant permet tout de même de mieux comprendre l'histoire de celui-ci. Côté scénario, donc, je trouve le tout très bien pensé. Je ne m'attendais honnêtement pas à ça et on va de surprise en surprise, jusqu'à soupçonner le mauvais personnage d'être derrière tout l'affaire. A la réalisation on retrouve cette fois Brad Bird, qui jusqu'ici était surtout connu pour ses films d'animation puisqu'il a, entre autre, été le réalisateur des "Indestructibles" chez Pixar. Et force est de constater que pour diriger de vrais acteurs, il est doué derrière la caméra. Je pense notamment à la scène d'escalade du building de Dubai, magistrale pour tous ceux qui comme moi ont le vertige.

Côté casting, on n'a pas l'impression que tout tourne autour de Tom Cruise et ça c'est une bonne chose. Simon Pegg n'en fait pas trop comme à son habitude, et ça c'est une bonne chose aussi. De manière générale, le casting s'accorde parfaitement et est très crédible. Du côté des effets spéciaux là aussi ils se sont surpassés. L'explosion du Kremlin par exemple est absolument gigantesque. Mais alors, y a-t-il un point noir au film ? Un tout petit : le final du film (et vous savez à quel point la fin d'un film est quelque chose que je considère ultra important). Mais le fait qu'on ne réussisse à arrêter le plan du méchant que lorsque le compte à rebours arrive à la toute dernière seconde, c'est d'un convenu dans un Mission Impossible qu'au bout de 4 films c'en est même plus drôle. Mais ce sera le seul vrai défaut du film.

En conclusion, ce M:I 4 est un bien joli spectacle de fin d'année qu'il serait véritablement dommage de rater. Vous pouvez y aller sans hésiter, vous ne le regretterez pas.

"Hollywoo" & "Alvin et les Chipmunks 3"


Note pour "Hollywoo" : 8/10
Note pour "Alvin et les Chipmunks 3" : 1/10


HOLLYWOO :
En voyant le trailer j'avais honnêtement peur. Peur que ce soit encore un comédie française ratée comme toutes celles de cette année, qui a un bon pitch et qui tombe au fond de la potche (désolé, j'ai pas pu l'éviter).

L'histoire suite donc Jeanne Rinaldi, comédienne de doublage française qui est la voix officielle de l'actrice américaine Jennifer Marshall dans une série à très gros succès, "L.A. Couples". Oui mais voilà, Jennifer annonce que dû à une dépression, elle ne participera pas à la nouvelle saison de la série. Tout s'effondre pour Jeanne qui voit alors là la fin de sa carrière, qui ne sera plus qu'enchainement de castings ratés. Jeanne prend alors son courage à deux mains sur les conseils d'une amie, et décide de partir pour Hollywood pour remonter le moral de Jennifer pour qu'elle reprenne la série. Jeanne s'engouffre alors dans une aventure épique où elle rencontrera Farres, minable petit escroc français venu à Los Angeles en espérant y trouver le rêve américain, et qui fini par vivre de ses escroqueries.

On va tout de suite lancer la bonne nouvelle, on ne reproduit ni le naufrage de "Bienvenue à bord" qui n'était que semi drôle, ni même la platitude des "Tuche" dans le style changement de vie dans un autre pays. Ladies and gentlemen, "Hollywoo" est drôle, et il l'est de la première seconde à la dernière ! Tout ceci repose évidemment en grosse partie sur le talent de Florence Foresti et de Jamel Debbouze, qui forme ici le duo comique parfait, mais qui sait également se rendre attendrissant. Côté casting toujours, on notera aussi les acteurs secondaires, comme Nikki Deloach (qui joue Jennifer), le québécois Jeff Roop, ou même une apparition remarquée et remarquable de Muriel Robin. A la réalisation, on retrouve Frédéric Berthe, à qui l'on devait déjà le très très moyen "RTT", et qui donc se rattrape ici. On remarquera un petit détail, "RTT" se déroulait déjà aux USA. Frédéric repart donc pour ce pays qu'il semble adorer pour ce nouveau film, mais maitrise enfin son sujet.

Il est d'ailleurs à noter que le film a été écrit par Florence Foresti elle-même. Et c'est peut-être pour ça qu'il est aussi bon et que chaque réplique fait mouche. Douée pour l'écriture, Florence écrit déjà tous ses spectacles et c'est toujours un sans faute. Pas étonnant donc que ça marche encore une fois sur grand écran. Elle devrait d'ailleurs penser à être scénariste plus souvent, elle est douée. Quelques points noirs ? Des rares, oui. J'enlève un premier point parce que même si le film est excellent, ça ne peut pas être la comédie de l'année. Mais c'est déjà la meilleure comédie française de l'année, en tout cas. J'enlève un autre point pour quelques scènes répétitives (très légèrement) et une fin plutôt convenue (même si on ne lui demandait pas de nous surprendre). Cette note finale sera plutôt une appréciation générale sur le sentiment en sortant de la salle qu'une véritable sanction sur les mauvaises choses.

En conclusion, ce film est assurément un petit bijou qui se savoure comme on savoure un "Imogène McCarthery". Un film que je vous recommande de voir au plus vite, et qui mérite largement un gros succès.

ALVIN ET LES CHIPMUNKS 3 :
Le trailer ne m'avait déjà pas emballé plus que ça. Il faut avouer que le premier film n'était pas une perle, et que le second n'avait pas su rattraper le coup. Mais l'espoir fait vivre...

L'histoire nous emmène donc à bord d'un bateau de croisière où Dave, les Chipmunks et les Chipettes, passent leurs vacances. Encore une fois, les bêtises d'Alvin vont engendrer une catastrophe et lorsque les Chipmunks jouent avec un cerf-volant par grand vent, il est évident que ça ne va pas tarder à dégénérer. Emportés sur une ile déserte où ils décident de survivre en attendant les secours, ils font la rencontre d'une jeune femme qui dit être là depuis bientôt 10 ans, toujours dans l'attente d'être secourue. Les Chipmunks pensent alors que tout est perdu... mais ne savent pas que Dave et Ian sont déjà à leur recherche, de l'autre côté de l'île. De son côté, la jeune demoiselle révèle bientôt son vrai visage : une folle à lier venue ici pour trouver un trésor.

Pour une fois, on partait sur une bonne base, puisqu'il n'était plus question de faire des enchainements de concerts, mais bien d'avoir une véritable aventure (comme si le studio avait lu ma critique du second film XD). Oui mais voilà, la bonne idée des scénaristes s'arrête là, puisque le reste sera d'un ennui assommant. Et même parfois d'une logique effarante. Donc notre jeune demoiselle est sur cette île depuis presque 10 ans ? Ah oui, ça explique qu'elle soit propre, maquillée, permanentée, et que ses vêtements sortent tout droit d'un pressing. Oui, ça se tient. Les quelques chansons choisies ne servent désormais plus que de fond sonore, et n'ont plus de véritable raison d'être. Limite elles pouvaient être supprimées.

Et si avec tout ça le film était au moins drôle, mais même pas. J'ai vu ce film tout de suite après "Hollywoo", j'avoue qu'il y a de quoi refroidir. Peut-être n'ai-je plus l'âge pour ce genre de film (pourtant je me trouve plutôt bon public généralement), mais le studio vient de toucher le fond avec ce troisième et (je l'espère) dernier film. Allez, je mets tout de même un point au film pour les effets spéciaux (les Chipmunks ont gagné en réalisme depuis le 1er film) et surtout pour le final du film. Non, pas la reprise de "Born this way", mais l'explosion du volcan qui est superbement réalisée avec sa pluie de roches en fusion. C'en est même étonnant pour ce type de film. Mais voilà, c'est tout ce que je pourrais sauver des meubles d'un film qui n'en vaut plus la peine, et d'une franchise qui à chaque épisode tente d'innover, mais ne cesse de s'effondrer.

En conclusion, un film que je ne vous recommande pas, vous gâcheriez de l'argent. Si vous voulez aller au cinéma avec vos enfants, il y a bien mieux (et plus intelligent) à l'affiche. "Mission : Noël", par exemple ?